J’ai découvert le minimalisme en 2012.

Ce jour-là, j’ai compris qu’aucun achat ne saurait assouvir ma soif d’être reconnu socialement.

Ce qui s’était passé jusque là, c’est que chacun de mes achats me rendait heureux (et très fier). Mais cette sensation s’estompait toujours. Rapidement, trop rapidement.

Et depuis, je me méfie de moi-même et de ce faux sentiment de fierté quand je suis face à une décision d’achat.

Et puis j’ai découvert le minimalisme

En effet, à partir de ce jour-là, je suis devenu plus conscient de mes sentiments, face à une possibilité d’acheter un produit qui me tente…

Et sans le savoir, je suis devenu minimaliste!

Graduellement, bien sûr. Car le minimalisme, ça s’apprend. Puis, ça se vit, surtout.

Encore récemment, j’ai appris quelque chose de nouveau sur le minimalisme.

Moi qui croyais que le minimalisme était une doctrine, une façon de penser assez rigide, j’ai été surpris d’y découvrir un mode de vie des plus nature. Et très humain.

Plus je vis mon minimalisme et plus je réfléchis et j’écris au sujet du minimalisme, plus je constate qu’il s’agit simplement d’un mode de vie très semblable à celui de mes parents, avant qu’ils aient les moyens financiers de se payer du superflu!

Et aussi avant qu’existe cet ennemi de la surconsommation qu’est le marketing subliminal!

Notre addiction à la consommation, notre incapacité à remettre en question ou de maîtriser nos pulsions consuméristes constituent l’une des raisons majeures qui empêchent nos sociétés de se transformer. Excités par la publicité, déformés par les modes, entraînés par le conformisme, tiraillés par nos frustrations, nos manques, nous ne cessons d’acheter. Pour soutenir cette boulimie, il nous faut toujours plus d’argent.

Cyril Dion, en préface du livre J’arrête de surconsommer.

Quand le minimalisme s’est installé dans ma vie

Comme je l’ai dit, le minimalisme n’est pas une doctrine stricte. Mais un mode de vie qui nous pousse constamment à réfléchir sur nos vrais besoins…

Il y a cinq ans, je me posais régulièrement la question : au lieu d’acheter ceci, qu’est-ce que je pourrais faire de plus intelligent avec la même somme d’argent?

Ainsi, j’évitais de m’acheter un troisième jeans identique au premier uniquement parce qu’il y avait un rabais de 20 %!

De plus, j’avais mon truc : je convertissais toujours le montant de la dépense que je projetais faire; soit en futur voyage, en bonnes bouteilles de vin, etc.

Mais ce n’était pas toujours facile de résister…

Je me souviens que quelques fois, j’étais tellement excité d’un produit que je désirais acheter que je me promenais autour, surexcité. Et animé d’un faux besoin à satisfaire. Lequel? Je ne savais pas, je ne pouvais pas me connecter suffisamment à mon être pour avoir cette réponse…

Aussi, je revenais plusieurs fois voir MON objet de plaisir, celui qui allait finalement régler tous mes problèmes. Et me faire sentir bien!

J’allais de magasin en magasins pour comparer l’objet de mes rêves…

Et ça m’aidait beaucoup à relativiser. À déceler ce qui se cachait derrière ce trop grand besoin d’acheter quelque chose…

Et aussi à comprendre que mon envie était artificielle.

Car à force de voir et de revoir le même produit à différents endroits, la magie du marketing subliminal s’estompait. Lentement.

***

D’acheteur impulsif, j’ai découvert le minimalisme!

Une heure ou deux plus tard, après un bon expresso, je m’étais calmé. Et je sortais du centre commercial en me disant que je reviendrais le lendemain, si toutefois, j’en avais encore le goût.

Et le lendemain, si j’en avais encore un peu le goût, j’attendais encore un peu!

À force de reporter un achat, j’ai enfin compris que cette super occasion ne serait pas la dernière chance de ma vie de posséder ce produit!

Et que j’avais d’autres besoins plus prioritaires que je n’étais pas prêt à sacrifier pour mieux paraître, aux yeux des autres!

Depuis, j’ai cheminé vers une meilleure compréhension de moi-même. Puis, vers un plus grand respect de mes besoins!

Bref, je suis passé d’acheteur impulsif à minimaliste!

Donc, un jour, le miracle se produisit!

J’ai appris à être heureux sans dépenser!

Moi qui n’avais à peu près jamais réussi à me rendre dans un grand magasin sans acheter quelque chose, je pouvais maintenant magasiner durant des heures et regarder plein de belles choses, sans rien acheter!

Comment j’ai fait?

J’ai simplement découvert ce qui me rendait heureux!

Les études sur ce sujet sont quelques fois surprenantes comme vous pourrez le constater.

Qu’est-ce qui vous rend vraiment heureux?

Aujourd’hui, un bon café avec un ami me rend plus heureux qu’un grand restaurant!

C’est devenu un réflexe. Je me pose cette question, de plus en plus souvent, que ce soit face une dépense, ou face à un quelconque choix financier:

Est-ce que cette dépense, ce choix, me rend vraiment heureux?

Si oui, ça va. Et j’achète.

Sinon, je tourne les talons!

Et toi, comment fais-tu ? Es-tu passé par là?

Merci de partager tes trucs (et cet article) avec tes amis. Et n’oublie pas que tu peux joindre mon défi de 21 jours!

Marc Blais, Ex-acheteur impulsif

Marc est conférencier, formateur et auteur du livre « Reprenez rapidement le contrôle de votre vie financière! » Sa mission est de vous aider à vivre le Bonheur Financier.
Marc Blais vous partage son expérience de vie ainsi que ses trucs les plus efficaces pour être soi et mieux gérer l’argent dans votre vie.

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